DE L'INFLUENCE DE LA CRISE SUR NOS COMPORTEMENTS
Par JEAN-PAUL LAROUDIE le mardi 19 mai 2009, 16:44 - Lien permanent
La "crise" actuelle qui n'était pas prévisible il y a encore 8/9 mois et c'est donc là quelle mérite bien son nom de crise a modifié les comportements du consommateur non seulement dans les biens de consommation courante (biens consommés dans le présent ou futur proche) mais dans les biens et services plus élaborés et surtout sans sa vision qu'il a du systéme bancaire et bien entendu de ses placements à venir.
Dans mon secteur actuel qui est celui des transactions sur fonds de commerces de fleuristes, il ya ralentissement alors que nous venons de commencer le "papy boom", pourquoi donc?
1°Un commerçant qui a travaillé plusieurs décennies et dont le fonds de comemrce représente le fruit de son travail et éventuellement son placement à venir pour la retraite comprend mal avec l'érosion monétaire conjoncturelle,le passage à l'Euro (ayant entrainé à la fois une flambée des prix temporaire et une dépréciation de la valeur de la monnaie) de vendre son bien moins cher qu'il ne l'a acheté (toute proportion gardée)
2°Un commerçant qui est en activité et souhaite vendre pour s'agrandir va actuellement prendre dans 80% des cas la solution de l'attente,il attendra la sortie de crise
3°La réaction humaine qui fait qu'en période instable on attend pour voir
On ne sait pas quand "ça ira mieux?", il y a déjà eu de telles périodes instables économiquement,les affaires ont toujours continué,l'homo oeconomicus continue de prendre sa voiture, de partir en vacances...il consomme différement, il s'adapte c'est sa force. A nous de le comprendre pour lui proposer ce dont il a besoin.
La crise actuelle est bonne si elle réussit à faire revenir les choses à leur juste valeurque ce soit sur un plan financier (valeur de l'immobilier par exemple), sur le plan des salaires (meilleure redistribution des richesses) sur le plan travail (retourner progressivement au plein emploi).
C'est aux hommes politiques de montrer leur détermination, non pas par des programmes complexes mais réalistes. Des programmes qui nous "parlent", des programmes construits à la lumiére du quotidien de nos préoccupations.
Commentaires
Je ne pense pas que notre salut vienne des poltiques, ni le retour du plein emploi, sujet symbole de la campagne pour la présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007.
Notre salut viendra de nous-mêmes, en tant que citoyens, avant tout.
Mais c'est cmme pour une période de chômage, il faut d'abord avoir digéré, compris, fait un total retour sur soi, c'est individuel avant d'être collectif, la-dite période pouvant, selon ce que l'on est, nous détruire irrémédiablement ou nous rendre plus forts qu'avant et que celles et ceux qui n'ont pas connu ça, car une période de chômage aujourd'hui a un autre nom : traversée du désert.
Une traversée du désert peut être constructive; elle peut nous permettre de s'adapter aux changements et de nous découvrir des vues différentes, des forces que l'on imaginait même pas avoir.
Un crise permet de détruire un truc pourri et de reconstruire autre chose de différent.
Pendant le mauvais moment à passer, il ne suffit pas d'attendre le passage de la tornade: il faut peut-être se découvrir de nouvelles facultés et continuer à avancer avec des idées neuves.
Je sais, C'est facile à dire; mais c'est la meilleure façon d'être heureux (pour moi en tout cas).