La patience est sans doute la meilleure arme que nous puissions avoir. Le demandeur d'emploi est préssé et cet empréssement est légitime, il veut vite se remettre dans le monde du travail, dans le monde de "tout le monde"...l'entreprise elle a son temps (globalement).

Un processus d'embauche est lancé, si quelque chose vient à le ralentir ou à le stopper, pour l'entreprise ce n'est pas trés grave, son avenir tout proche n'est pas en danger à cause de cette pause inattendue: autre urgence, situation économique provisoire, nouvelle disposition fiscale qui nécessite un réajustement de l'entreprise, indisponibilité provisoire du chef d'entreprise...

Pour le demandeur d'emploi c'est tout différent. Un arrêt même momentané par l'entreprise, nécessite non seulement de gérer une déception mais de se remotiver, de retrouver une énergie pour d'autres recherches. C'est pour cela que dans une certaine mesure nous devons nous protéger, ne jamais croire que c'est gagné. Cela nous évitera des déconvenues et de l'usure de notre résistance. Nous sommes en fait des coureurs de fond, il faut tenir le plus longtemps possible, à la différence d'un springter qui connait son parcours, sa distance..nous nous ne savons rien de la durée et de la longueur de la course, donc il faut garder soigneusement de l'énergie en réserve.

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