Un livre qui m'a beaucoup plu: Une Vie de Simone Veil
Par JEAN-PAUL LAROUDIE le lundi 22 décembre 2008, 18:34 - Lien permanent
Je viens de terminer votre trés beau livre,"Une Vie":
C’est long une vie, c’est beau une vie, c’est douloureux une vie…
Avec simplicité et sobriété madame Veil vous nous faites parcourir une bonne partie du XX ième siècle Tout y passe ou presque, avec courage et pudeur.
Courage des mots, pudeur face à l’injustice.
Rappel passionnant d’histoire, tous ces personnages que vous avez rencontré vous nous les faites vivre devant nous : la quatrième république, la cinquième république, vous avez eu eu la chance et la capacité d’occuper de nombreuses places et d’y être utile tout en restant vous-même. Ce n’était dans doute pas facile d’être une femme il y a 50 ou 60 ans et d‘affirmer ses idées, même face à son mari. Vous avez même supporté les injures de certains dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale.
Avec fermeté, discrétion, délicatesse et tristesse vous nous parlez des temps difficiles de ce XX ième siècle ou l’homme avait dans sa folie meutrière oublié ce qu’il y a de plus sacré: le respect de la personne humaine à tel point qu'il en était arrivé à exterminer ses semblables, à les poursuivre, à séparer les familles, à séparer les méres de leurs enfants, à arracher un mari à sa femme...car c'est bien de cela dont vous nous parlez madame Veil avec dignité. Merci madame pour nous rappeler que dans l'histoire humaine les plus grandes catastrophes ne doivent jamais être oubliées et qu'il faut arriver à vivre avec,. Ce poids vous le portez, vous nous l'avez transmis et vous avez raison car il concerne chacun d'entre nous. Nous sommes tous concernés et devons être vigilents face à l'intolérance.
Et comme s’il ne suffisait pas d’avoir vu vos proches, vos amis disparaître dans la tourmente vous voyez partir prématurément des trés proches de vous au cours de votre vie.
Merci madame pour ce livre, merci pour votre faiblesse des dernières pages quand vous vous allongez sur votre lit et écoutez votre mari jouer du piano, le poids de la nostalgie et de la fatigue humaine sont là mais vous n’en n’êtes que plus forte car vous osez avouer cette lassitude. Mais vous nous rappelez que toujours la vie reprend, un anniversaire n’est pas loin...et ils seront nombreux à venir sans aucun doute.
Merci madame pour la délicatesse de ces pages, vous nous avez parlé comme une mére et j'ose dire comme une grand-mére, sans rancune, sans esprit de revanche, simplement pour nous dire...
Merci madame pour votre leçon de courage, vous nous redonnez la force de nous battre.
Commentaires
mon livre de chevet de Clarissa Pinkola Estès : Femmes qui courent après les loups " histoires et mythes de l'archetype de la femme sauvage"
C'est une femme dans mes contacts sur un site qui m'avais conseillé ce livre il y a plusieurs mois ...
extrait trouvé sur le web :
Pour aimer une femme, son compagnon doit aussi aimer sa nature non domestiquée. Si tel n'est pas le cas, la femme va s'en trouver désequilibrée et bancale.
C'est pourquoi les hommes comme les femmes, doivent nommer leur nature duale.le plus précieux des amants, des parents, des amis, des hommes sauvages est celui qui veut apprendre. Si quelque chose alimente les sources de la douleur, c'est bien de refuser d'aller plus loin dans l'apprentissage.
L'homme sauvage cherche sa femme terrestre.Qu'on soit ou non effrayé, se laisser éveiller à la nature sauvage de l'autre est une preuve d'amour profond.
En un monde où les êtres humains craignent avant tout de " perdre" on a édifié trop de murs qui empêchent de se dissoudre ds la numinosité d'une autre âme.
Le meilleur compagnon pour la femme sauvage est celui qui manifeste ténacité et endurance, qui envoie sa propre nature instinctuelle jeter un oeil sous la tente de la vie de l'âme de la femme et prend en compte ce qu'il voit et entend là, celui qui sans se laisser decourager ni distraire par ce kil trouve sur sa route, y retourne sans cesse afin d'essayer de comprendre.